le complexe de Dieu

une pièce d’Antony Puiraveaud

mise en scène par Jean-Luc Voyeux

avec Théo Dusoulié ou Olivier Troyon, Lucille Bobet ou Léonie Duédal, Anne-Cécie Crapie ou Béatrice Vincent, Jean-Marc Coudert ou Jean-Luc Voyeux

Relations presse : Julien Wagner, Hop Frog Entertainment, 06 83 35 35 63

Diffusion : La Compagnie 172

Ce spectacle a reçu le soutien de La Spedidam, société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées.

 

le pitch

Matthias est un jeune comédien qui flirte avec les excès. Sa meilleure amie le pousse à affronter son passé d’enfant abusé. Mais n’est-ce pas dangereux quand certains secrets n’ont pas encore été déterrés ? Et si le théâtre devait lui montrer la voie ?

Une pièce qui célèbre la résilience et le théâtre.

l’équipe artistique

Antony Puiraveaud - <i>auteur</i>

Antony Puiraveaud – auteur

Passionné de théâtre, il a écrit deux livrets de comédie musicale pour Les Caramels Fous : Il était une fois complètement à l'Ouest en 2015 et Cirque plein d'airs en 2018. Il est également l'auteur du roman Comment perdre la troisième guerre mondiale. Après Délivrés de famille, sa première comédie, il poursuit l’exploration du thème de la famille avec Le Complexe de Dieu.
Jean-Luc Voyeux – <i>metteur en scène</i>

Jean-Luc Voyeux – metteur en scène

Il suit les enseignements de Michel Granvale et de Jean Darnel et poursuit sa formation à l’Atelier international de théâtre Blanche Saland & Paul Weaver. En parallèle de son activité en tant que comédien, il se forme à la mise en scène en étant assistant de Daniel Leduc à Ecla Théâtre. Depuis 2014 il assure la mise en scène des spectacles de la troupe « C’est pas Broadway, mais c’est joli quand même » : Arsenic et vieilles dentelles de Joseph Kesselring, L’éveil du printemps de Frank Wedekind, La songe d’un nuit d’été de Patrick Cash, Valerie Jean Solanas va devenir Présidente de l’Amérique de Sara Stridsberg. En 2019, il met en scène Délivrés de famille, d’Antony Puiraveaud.
Rose Muel – <i>création et réalisation des costumes</i>

Rose Muel – création et réalisation des costumes

Après un Bac en Arts Appliqués, Rose se spécialise dans la création de vêtements avec une formation dans le sur-mesure. Pour approfondir son bagage théorique, elle poursuit avec une licence d'Art du Spectacle. Puis elle se dirige vers le costume de scène en poursuivant ses études en RRP (Réalisation et Régie de Production Costume) à l’ENSATT. Elle commence sa carrière dans des compagnies de théâtre à Lyon. A Paris en 2019, elle est habilleuse sur la comédie musicale Peter Pan de Guy Grimberg. La même année, elle intègre les ateliers de Jean-Paul Gaultier, en renfort couture, pour la dernière collection Haute Couture printemps-été 2020. En prenant en charge la conception et la réalisation des costumes de Le Complexe de Dieu, elle revient à son premier amour : le théâtre.
Florian Guerbe – <i>création lumières, scénographie</i>

Florian Guerbe – création lumières, scénographie

Après plus de 10 années, et 7000 régies de 400 spectacles différents, il se retire des cabines de régies pour désormais créer tous ces effets, les décors et concevoir la technique des salles de spectacle. Il aime créer une ambiance avec la lumière et en faire tout le décor d’une pièce comme pour L'affaire Calas par Anne Durand, ou apporter de la magie comme sur Songes d'un Illusionniste de Rémi Larrousse. Il se définit aujourd'hui comme un artisan du spectacle vivant avec une grande sensibilité artistique.

Distribution :

Théo Dusoulié – <i>Mathias et Le Père François (en alternance)</i>

Théo Dusoulié – Mathias et Le Père François (en alternance)

Il commence le Théâtre au conservatoire de Troyes, puis continue à l'école au Théâtre des Variétés, pour terminer ses études théâtrales aux cours Florent. Ces années d'écoles lui ont permis de s'ouvrir au Théâtre classique et de jouer dans des pièces comme Les Amoureux de Goldoni ou encore La Seconde Surprise de l'Amour de Marivaux mis en scène par Patrick Alluin puis de rencontrer Jean Philippe Daguerre et Charlotte Madzneff qui l'ont mis en scène dans trois pièces de Molière. Il a joué aussi dans des pièces contemporaines comme Comédiens ou encore La Nouvelle d’Éric Assous mise en scène par Richard Berry.
Olivier Troyon – <i>Mathias et Le Père François (en alternance)</i>

Olivier Troyon – Mathias et Le Père François (en alternance)

Après avoir grandi dans le monde de l'improvisation en Suisse, il se forme de manière professionnelle au Théâtre des Variétés, à Paris, où il est repéré par Jean-Claude Camors, qui décide de le mettre en scène dans Zorro, joué pendant quatre ans dans ce même théâtre et en tournée. Il passe aussi du côté de la mise en scène avec Les Amoureux, de Carlo Goldoni, ou encore En couple (situation provisoire). Depuis, il ne quitte plus les planches, jouant dans une trentaine de pièces différentes, que ce soit des classiques (Le Songe d’une nuit d’été ; La Nuit des rois ; Les Amoureux…), ou des spectacles plus contemporains (Comédiens ; Mars et Vénus ; La Véritable histoire de Dracula…). Depuis 2019 il joue dans Délivrés de famille d’Antony Puiraveaud, à Paris et en tournée.
Lucille Bobet – <i>Céline, comédienne et confidente de Matthias (en alternance)</i>

Lucille Bobet – Céline, comédienne et confidente de Matthias (en alternance)

Après une formation au Cours d’art dramatique Jean Périmony, elle travaille dans un atelier de théâtre contemporain dirigé par Julien Collet Vlaneck. Elle joue au cinéma, notamment dans Eden de Mia Hansen Love (2015), et au théâtre dans des comédies telles que La comtesse d’Escarbagnas, dans des pièces jeune public au théâtre de la Reine Blanche ou à l’Essaïon, et plus récemment en 2017 dans La beauté contemporaine, une création d’Yves Noël Genod pour l’ouverture du festival étrange Cargo à la Ménagerie de Verre. En 2016, elle participe à la performance théâtrale La réplique mise en scène par Robert Cantarella aux côtés de Nicolas Maury. Elle travaille depuis 2015 avec la Compagnie « Azor » qui produit un festival de théâtre itinérant en région Bretagne. Dans ce cadre, elle a notamment joué dans Léonie est en avance de Feydeau, Topaze de Marcel Pagnol, Du vent dans les branches de sassafras d’Obaldia, La Nuit des rois et Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Depuis 2019 elle joue dans Délivrés de famille d’Antony Puiraveaud, à Paris et en tournée.
Léonie Duédal – <i>Céline, comédienne et confidente de Matthias (en alternance)</i>

Léonie Duédal – Céline, comédienne et confidente de Matthias (en alternance)

Après une formation à l'école des Enfants Terribles, puis au conservatoire du 11ème arrondissement de Paris, elle rejoint la troupe des Chiens Andalous dans la pièce L' Éveil du Printemps et incarne le rôle de Martha au théâtre de Belleville puis sur la scène Nationale de Brive-Tulle. Parallèlement, elle travaille depuis 17 ans avec la Compagnie Garde-fou, notamment dans Comment ?, adaptation d'un texte Umberto Eco (joué au festival d'Avignon en 2016 et 2018). Indépendamment, elle a eu l'occasion d'incarner d'autres rôles sur les scènes parisiennes : La Gamine dans Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès, Amélie dans Enterrement d'une vie de jeune fille de Gilles Granouillet, la Cantatrice dans Une visite inopportune de Copi, les chercheurs dans Invasion de Jonas Hassen Kemiri, la Marquise dans Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée de Alfred de Musset. Depuis 2019 elle joue dans Délivrés de famille d’Antony Puiraveaud, à Paris et en tournée.
Anne-Cécile Crapie– <i>Marie-France, la mère de Matthias (en alternance)</i>

Anne-Cécile Crapie– Marie-France, la mère de Matthias (en alternance)

Formée au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique (promotion 1992, avec Jean-Pierre Vincent et Stuart Seide), elle joue au théâtre tant dans le subventionné : Le Marchand de Venise et Trézène Mélodie (mes Cécile Garcia Gogel), L’amour médecin (mes Mario Gonzales), Monsieur Chasse et Le Jeu de l’amour et du hasard (mes Jean-Marc Montel), que dans le privé : Poulard et Fils avec Bruno Chapelle. À l’écran, on peut la voir dans plusieurs téléfilms et séries, tels que Clem (TF1), ainsi qu’au cinéma, sous la direction récente de David et Stéphane Foënkinos dans Jalouse avec Karine Viard, et de Vincent Garencq dans Au nom de ma fille. Elle a aussi tourné pour James Ivory Une fille de soldat ne pleure jamais, Jean François Richet État des lieux, Martin Valente Un jour mon père viendra avec François Berléand et Gérard Jugnot, ou encore King Guillaume réalisé par Pierre François Martin Laval avec Florence Foresti et Pierre Richard. Depuis 2019 elle joue dans Délivrés de famille d’Antony Puiraveaud, à Paris et en tournée.
Béatrice Vincent– <i>Marie-France, la mère de Matthias (en alternance)</i>

Béatrice Vincent– Marie-France, la mère de Matthias (en alternance)

Elle participe aux créations de la compagnie du chameau depuis sa fondation. Forte d’une expérience de quatre ans dans un groupe de pop-rock, Les Cactus, elle chante dans un trio féminin, Les Nuzes, des reprises décalées et humoristiques de chansons françaises. Dirigée par Yaël Bacry, elle a créé La Reine des Neiges d’après Andersen, et Peer Gynt de Henrik Ibsen. Dirigée par Delphine Augereau, elle joue dans Petits Papiers (spectacle basé sur des témoignages de femmes sans-papiers créé aux rencontres de la Cartoucherie) et Certaines n'avaient jamais vu la Mer (d'après le roman de Julie Otsuka). Depuis 5 ans, elle collabore avec Sylvain Maurice comme répétitrice et assistante à la mise en scène : Bibi, une adaptation de Pamphlet contre la mort de Charles Pennequin, Un Jour je reviendrai, d'après deux textes de Lagarce, Short Stories, d'après des nouvelles de Carver. Avec la compagnie Azor, elle a notamment joué dans Léonie est en avance de Feydeau, Topaze de Marcel Pagnol, Du vent dans les branches de sassafras d’Obaldia, La Nuit des rois et Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare.
Jean-Marc Coudert – <i>Julien, le metteur en scène, et Le Père Damien (en alternance)</i>

Jean-Marc Coudert – Julien, le metteur en scène, et Le Père Damien (en alternance)

Une maitrise de Sciences Politiques (Paris1 Sorbonne) et un DESS de Droit en poche il commence le théâtre avec Véronique Nordey. Après un passage à l’Ecole du Rond Point, il intègre l’école du Studio Théâtre d’Asnières puis la Compagnie Jean Louis Martin Barbaz sous la direction duquel il a joué La Cuisine d’Arnold Wesker et Dom Juan de Molière. Sous la direction de Hervé Van der Meulen, il a joué dans Le Triomphe de l’amour de Marivaux , Les Vagues de Virginia Woolf, ... Il a aussi joué dans Visages d’Hubert Colas, m-e-s Judith Caen, Le Chien du jardinier de Lope de Vega, mes Jean-Marc Hoolbecq, Là où ça fait mal de Christophe Pellet, m-e-s Anastasia Politi. Il a joué au Théâtre de La Porte Saint Martin dans La Cage aux folles sous la direction de Didier Caron. En 2012, il crée le collectif Darius, compagnie qui travaille exclusivement sur du théâtre documentaire. Leur première création, Politique/Documentaire théâtral s’est jouée au Lavoir Moderne Parisien et Politique/Documentaire théâtral 2 en 2017 au Théâtre Lepic. Parallèlement, il travaille avec la Compagnie « l’Atelier Marcadet » et joue dans L’Accident de Bertrand, texte et mise en scène d’Émilie Leconte.
Jean-Luc Voyeux – <i>Julien, le metteur en scène, et Le Père Damien (en alternance)</i>

Jean-Luc Voyeux – Julien, le metteur en scène, et Le Père Damien (en alternance)

Il suit les enseignements de Michel Granvale et de Jean Darnel et poursuit sa formation à l’Atelier international de théâtre Blanche Saland & Paul Weaver. Il est dirigé entre autres par Olivier Leymarie, Nicole Gros, Marie Rémond ; il aborde le théâtre de boulevard –Feu la Mère de Madame, Un Fil à la patte de Feydeau–, les classiques –La Commère de Marivaux, La Nuit des rois et Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, Dom Juan de Molière–, mais aussi les contemporains –Les Règles du savoir-vivre de Jean-Luc Lagarce, Les Petits Mélancoliques de Fabrice Melquiot, Fallait rester chez vous têtes de nœud de Rodrigo Garcia, Du Vent dans les branches de sassafras d’Obaldia. Parallèlement il enrichit son univers artistique en pratiquant chant lyrique (ténor) et danse classique, ce qui lui permet d'intégrer la distribution de Cabaret la Chatte bleue, pièce musicale de Guillaume Ollivier Berno.

l'origine de la pièce

Un jour, un ami de longue date m’a confié une histoire. Une histoire d’abus au sein de l’Église, qu’un détail familial rendait incroyable. Ce qui m’avait alors impressionné était le détachement avec lequel cet ami m’avait raconté sa propre histoire, comme un refus de se poser en victime, de se laisser définir par cet épisode de sa vie, lui qui avait pourtant été jusqu’au procès.

Son histoire m’avait remué. C’était à raconter, lui aussi le pensait. Mais comment trouver la bonne distance ? Comment être sûr de ne pas le trahir ?

Sans trop demander de détails pour ne pas brider l’imagination, je me suis mis au travail, aiguillonné par une idée simple : il ne fallait pas raconter cette histoire de manière linéaire. Comme les souvenirs revenant hanter ce jeune adulte à intervalles réguliers, cette histoire allait faire des allers-retours dans le temps. Et puis quoi de plus passionnant que d’observer des personnages évoluer sur plusieurs années ?

Une autre idée m’a été apportée par mon ami metteur en scène Jean-Luc Voyeux : articuler la prise de conscience de ce jeune homme autour d’un travail sur le Tartuffe. M’est alors revenu le souvenir de certaines répétitions de théâtre qui m’avaient effectivement appris sur moi- même.

Je pouvais dès lors tenter de raconter l’histoire de ce garçon. Les drames de l’enfance nous changent, à nous de faire en sorte qu’ils ne nous définissent pas.

Antony Puiraveaud

la note d’intention du metteur en scène

Mon premier intérêt pour la pièce venait du fait qu’elle décrit le parcours de Matthias comédien confronté à la recherche d’un personnage. Avec cet obstacle que les acteurs connaissent : ce moment qui peut être long, comme une traversée du désert. Après avoir erré en surface, il doit plonger et trouver sa vérité pour rejoindre celle du personnage. Un travail d’introspection qui parfois réveille des traumatismes, des blocages. C’est ce travail universel que nous faisons tous quand nous choisissons d’abandonner le masque social.

C’est alors que je me suis posé la question du Tartuffe: quels sont les dommages psychologiques à long terme quand un personnage s’installe dans une famille et en corrompt les membres ? Le Complexe de Dieu, dans sa construction même, tente d’y répondre : une succession de tableaux où différentes époques s’entrecroisent, où des personnages se confondent et sont joués par les mêmes acteurs, où d’autres personnages clé sont absents et où des zones d’ombre, des ellipses sont imposées. Autant de non-dits, de souvenirs altérés, de secrets et de dénis qui font le sel de la famille, thème qui continue de me passionner dans le travail d’Antony Puiraveaud.

La scénographie sera à l’image de cette histoire : un décor altéré, minimaliste, oublié. Trois périodes symbolisées par trois niveaux et des tableaux où les ombres et les lumières se succèdent. La musique sera utilisée pour mobiliser émotionnellement l’ancrage temporel.

Les comédiens ne quitteront pratiquement jamais le plateau et passeront d’un personnage à un autre sans réelle transition. Je souhaite un jeu détaché et humble de façon à traiter l’histoire comme un témoignage ou peut être un souvenir. On évitera le manichéisme. Le spectateur, seul, jugera les protagonistes.

Jean-Luc Voyeux

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